Un peu d histoire de NOREV
1880-1914 Période faste durant laquelle voient le jour des créateurs talentueux, aux techniques rudimentaires, mais donnant à leurs ingéniosités toute la richesse et la beauté à ce qui allait devenir des jouets…
Les Allemands sont sans aucun doute les premiers à réaliser en série des jouets en tôle lithographiée…
Rapidement, dans toute l’Europe, émergent des marques développant chacune sa propre identité.
Et des jouets de différentes qualités se trouvent dans le commerce allant des jouets dit de « bazar » à la construction très simple aux voitures richement décorées et aux mécanismes très ingénieux pour l’époque …
LES ‘PLÂTRES ET FARINES’
Le mélange de farine de blé et d’eau est coulé dans un moule après une légère cuisson.
On obtenait un ‘pain’ qui lui-même était trempé dans du plâtre avant être vernis.
Sur ce même vernis, on y déposait la peinture.
Cette technique fut utilisée à grande échelle avant la Seconde Guerre Mondiale, notamment dans la fabrication de petits soldats, mais très rarement dans pour la fabrication de miniatures.
La matière qui donne cet aspect “de rustique” est tout simplement désignée « matière plastique » !
Il s’agit d’une fine et malléable terre glaise diluée avec de l’eau, communément appelée « barbotine » dans le milieu des arts plastiques.
Cette « barbotine » est ensuite coulée dans des moules aux formes de la miniature.
Après démoulage, les deux demi-pièces obtenues sont raccordées entre elles.
A la suite d’une première évaporation naturelle de l’eau, les miniatures sont cuites au four à haute température donnant ainsi des miniatures en grès prêtes à être décorées.
Le terme « plâtre et farine » apparaît en fait beaucoup plus tard dans les années soixante et après la fermeture de CIJ.
A cette époque, le fabricant concurrent “NOREV” commence à prendre, à son tour, une place de premier plan dans le domaine du jouet avec ses réalisations en « matière plastique » à base de produits synthétiques pétroliers.
Par ignorance, un groupuscule de collectionneurs établit rapidement un rapport de fabrication entre la « matière plastique » de CIJ et le « plâtre et farine » provenant de divers fabricants.
Ils donnent le nom de «plâtre et farine » aux miniatures de CIJ en « matière plastique » et attribuent uniquement le nom de « matière plastique » aux productions de Norev, Minialuxe, GéGé, etc.
Cet état de fait est peut être pratique pour distinguer ces deux générations de « matière plastique », mais il n’en constitue pas moins une appellation erronée subsistant, hélas, encore de nos jours.
Cette technique est alors dénommée officiellement « matière plastique » par le fabricant de jouets CIJ (Compagnie industrielle du jouet) implanté à Briare (Loiret).
CIJ est le premier et le seul à utiliser ce procédé particulier de fabrication permettant d’obtenir ce qui peut être considéré comme la première de toutes les « matières plastiques » utilisées dans le secteur des miniatures.
Avec cette technique, CIJ obtient des pièces beaucoup plus résistantes que leurs équivalentes en « plâtre et farine ».
De plus le coût de reviens est inférieur au plomb ou zamak plus, le prix de revient est nettement inférieur à ce qui se fait chez Dinky Toys et Solido avec le zamak, AR avec le plomb ou CR avec la tôle. Ce coût est d’autant plus réduit que CIJ maîtrise totalement ce type de fabrication puisque l’un de ses principaux actionnaires n’est autre qu’un nommé Barterosse, propriétaire des Manufactures de céramique de Briare, celles-ci comptant parmi les plus importantes de France.
La Marque CIJ
Avec CR et JEP, CIJ est entre les deux guerres, l’un des trois plus importants fabricants de jouets en France, La Compagnie industrielle du jouet est née d’une collaboration entre la fabrique de jouets et jeux mécaniques de Fernand Migault & Fils - implantée depuis 1878 au 15 rue Chapon, Paris (3e), puis au 166 rue de la Roquette (11e), ainsi qu’au 20 rue de la Vacquerie et son cousin Marcel Gourdet, propriétaire d’une fabrique de jouets à Briare (Loiret), route d‘Ousson, depuis l’Armistice de 1918, Après avoir brûlé lors d’un incendie en 1927, les ateliers de Marcel Gourdet sont reconstruits et à partir de 1934, ils appartiennent à la nouvelle compagnie qui se fera connaître sous le sigle CIJ, avec siège social au 50 rue d’Hauteville, Paris (10e).
1934.
Une crise financière ébranle les constructeurs automobiles et l’alliance entre Louis RENAULT et Monsieur GOURDET vacille.
Pas moins de trois cents ouvriers sont employés aux diverses interventions que réclame la fabrication de jouets, principalement en bois, commercialisés sous la marque CIJ et la fabrication de nombreuses petites autos commercialisées sous les marques les Jouets Citroën et les Jouets Renault.
1964.
La fin de 30 années de production, l’usine de Briare ferme ses portes.
Le premier secteur touché par les coupes sombres est le département jouet.
1944.
La Société anonyme des Usines Renault devient la Régie Nationale des Usines Renault et l’appellation Jouets Renault disparaît au profit de Jouets CIJ.
1946-1960
De la multitude de fabricant, trois rescapés survivent, CR, JEP et CIJ.
…CIJ poursuivra sa production de qualité jusqu’en 1964 date à laquelle la marque disparaît…
D’autres apparaissent comme Joustra qui se fait la part belle du marché au coté de Dinky Toys (surplus américain oblige), JRD n’est pas en reste et France Jouet nous laisse aujourd’hui encore une quantité impressionnante d’objets…
La Marque SOLIDO
Crée en 1934, par Ferdinand de Vazeilles, cette production des ateliers de la fonderie de précision de Nanterre est plus proche de l’esprit Meccano que de Dinky Toys.
Les camions Solido sont démontables et ne ressemblent à aucun modèle ayant existé.
On pouvait ainsi constituer en assemblant selon ces humeur son camion avec différentes parties d’autre. Solido est victime du phénomène de ‘Métal Fatigue’ et la manipulation des camions entraîne le désintéressement des enfants. Ce n’est qu’après la Seconde Guerre Mondiale que Solido trouve un remède à ces problèmes, ces améliorations sauveront la marque et lui donneront l’essor qu’elle connaît aujourd’hui encore…
1960-1980
Toute ma jeunesse…
Beaucoup de fabricant débarquent et exportent leur produits, Solido, Majorette, Dubray, Norev, Sésame, Clé et BS et bien d’autres…
Alors que la technique permet de réaliser des véhicules très proche de la réalité on préfère souvent la rentabilité du produit au détriment de sa qualité, on y perd beaucoup en beauté au profit des chromes qui ne font que rutiler le prix d’achat…