La Dodge Challenger qui avait acquis ses lettres de noblesse dans les années 70 a finalement ressurgi en version néo-rétro ! Au programme : V8 hémisphérique, physique ostentatoire, et plaisir à tous les étages… Mais une fois de plus, ce revival n’est réservé qu’à nos amis d’outre-Atlantique !
par Lionel Lucas
Ainsi en ont décidé les têtes pensantes de Dodge… et nous allons nous rendre compte qu’ils ont eu bien tort ! Car pour l’instant, un seul téméraire a décidé de la faire importer en France: Mister X !
Et aujourd’hui, il nous a permis de réaliser un essai exclusif à bord de sa Challenger… Moteur, action !


Les entrailles de la bête
Que nous a concocté Dodge pour concurrencer Ford et sa Mustang ? Du lourd ! Sous le capot de cette Challenger, en fibre de carbone s’il vous plait, on trouve le mythique V8 6.1 litres hémisphérique. Cela ne vous parle pas ? Voici quelques chiffres : 425 chevaux à 6000 tours/minute, mais surtout 569 Nm de couple à 4800 tours/minute ! De quoi expédier le 0 à 100 Km/h en seulement 4.7 secondes, et atteindre les 280 Km/h en vitesse de pointe. Étonnant pour une voiture qui pèse tout de même 1870 Kg (mesurés par nos soins.)
Extérieurement, c’est une voiture magnifique. La ligne est à couper le souffle, cette Challenger ne fait pas ses 5.02 mètres de long. On retrouve des clins d’œil à la version de 70, avec la calandre en nid d’abeille, les touches de chrome, et cet orange impressionnant ! Les jantes de 20 pouces ne paraissent pas démesurées sur un tel engin. Elle fait naturelle, et pourtant on ne cesse de l’admirer sous tous ses angles…


Parlons un peu de l’équipement intérieur. Beaucoup plus peaufiné que sur la Mustang, il recèle de touches très agréables : comme la fibre de carbone sur les poignées de porte ou le volant. La planche de bord est recouverte de plastique moussé sympathique au toucher, mais on reste très loin des standards européens à ce niveau… Pourtant, l’équipement audio est au top, avec lecteur multimédia à reconnaissance vocale, caisson de basses dans le coffre etc. Autre gadget génial : l’ordinateur de bord. Avec lui, vous pouvez mesurer le temps sur un 0 à 100 Km/h, un 400 mètres départ arrêté, et même mesurer les G que vous prenez !



La Challenger sait recevoir, d’ailleurs, les sièges offrent un excellent maintien, et on est très à l’aise à l’arrière.
Bref, la première approche est plutôt bonne. Les préjugés sur les américaines concernant l’équipement et l’habillage intérieur sont de moins en moins justifiés.
















DESIGN
esthétique, la Viper de série est proche du prototype de 1989. Belle à contempler sous tous les angles, elle possède le charme de l’autre grande sportive américaine dont elle se veut l’héritière spirituelle, la Cobra. L’immense capot avant, abritant le fameux V10, la forme de la grille avant, le design général de l’arrière et les sorties d’échappement latérales (factices en Europe) sont semblables aux deux autos. La version de série est cependant dotée d’un gros arceau fixe, juste derrière les appuis-tête. Les rétroviseurs agrandis, le pare-brise renforcé (moins beau mais sans doute plus solide)
et d’autres détails de ce genre font de la Viper de série une voiture plus “civilisée” que le prototype. Même si le design est moins radical, la Viper reste très agressive. Ses roues de 18″ chaussées de gommards taille XXL en disent long sur son potentiel d’accélération. Les supercars du début des années 90 (Lamborghini Diablo, Corvette ZR-1, Bugatti EB110,…) sont impressionnantes, certes, mais pas autant que le serpent de Détroit. Si elle n’est pas plus rapide que ses adversaires, elle est bigrement plus osée esthétiquement parlant que ses rivales. Notez que la capote de la Viper n’est pas aussi superficielle qu’elle en a l’air. D’une part son efficacité contre la pluie est bien réelle à l’arrêt, d’autre part il est parfaitement possible de rouler avec jusqu’à des allures légales. Pour les plus téméraires qui souhaiteraient utiliser leur Viper même en Hiver, il existe depuis 1995 un hard top à double bossage qui ne manque pas non plus d’allure. Au volant, on retrouve cette impressionnante démesure : la planche de bord large et massive (ici celle du restylage de 96 avec l’airbag), la direction et les commandes camionnesques, une finition rustique faite de cuir bas de gamme et de plastiques encore plus indécents et un équipement relativement dépouillé…
Qu’importe, tout ceci n’est rien, en comparaison de ce qui vous attend sous le capot ! A noter que Chrysler va modifier pour la première fois la présentation de la Viper en 1996, à l’occasion de la sortie du coupé GTS, avec de nouvelles jantes et une décoration extérieure nouvelle. Mais rien de nouveau sous le capot en revanche, ni dans l’habitacle en dehors de quelques équipements, enfin de série, comme l’airbag ou la climatisation. L’ultime et dernière évolution aura lieu au millésime 1999, la Viper adoptera les jantes de 18″ à 5 larges branches du coupé.