
Don Panoz est un homme heureux. Il est américain et riche. En tant que citoyen américain, il voit les choses en grand, en tant que milliardaire, il a les moyens de ses ambitions. Il est passionné d’automobiles, et du coup, il n’hésite pas à créer sa propre marque. Après un premier roadster, il présente en 1995 : L’Espérante.


Puis, il n’hésite pas à créer une série, l’ALMS, sur le modèle du règlement des 24 Heures. Il crée aussi une épreuve phare de ce championnat, le Petit Le Mans, sur le circuit de Road Atlanta, qui lui appartient. Dès 1997, une drôle de machine, la Panoz Espérante GTR1 est engagée dans ce type de compétition. Son moteur placé l’avant, son long capot, lui valent rapidement le surnom de « batmobile ».


Du coup, le pilote semble complètement rejeté à l’arrière, d’où une silhouette unique. Pour couronner le tout, la Panoz LMP fait un bruit d’enfer à chaque passage, et concurrence les Chevrolet Corvette dans ce registre. Il faut l’avoir « entendue » passé pour comprendre. Bref, il n’en faut pas beaucoup plus pour en faire une chouchoute du public.

Les résultats tarderont à venir (une cinquième place en 2000), et pour 2001, Don Panoz présente une nouvelle voiture (la LMP07) avec un nouveau V8, made in Panoz. La voiture sera un échec total, et pour 2002,Panoz ressort la LMP,baptisée LMP01
En 2000, Panoz est au sommet de son art en endurance. Si le résultat à Sebring est mauvais, avec un abandon général, celui du Mans est le meilleur à ce jour. Pas moins de cinq voitures sont alignées au départ : les deux rouges officielles (ave Mario Andretti au volant sur la n°11), les deux japonaises du Team Dragon Asahi, à la décoration spectaculaire, et la danoise du Den Bla Avis. Si la Den Bla Avis est non classée, les quatre autres finissent en belle position : 5ème, 6ème, 8ème et 15ème. C’est la voiture menée par Pierre-Henri Raphanel qui s’offre la plus belle place derrière le trio intouchable des Audi R8 et une surprenante Pescarolo à V6 Sodemo.







Elle s’en différencie principalement par le dessin de la carrosserie, des mécaniques Opel et la partie arrière du châssis adaptée en conséquence. Assemblée dans la même usine anglaise d’Ethel, la cadence de production de la Speedster peut monter jusqu’à 80 exemplaires par jour, comme celle de l’Elise. Pas de jaloux.
