
En 1970 10ème manche du cahmpionnat du monde des voitures de sport, courue à Zeltweg (Aut)
Alfa Romeo T33/3
Andrea de Adamich / Henri Pescarolo – 1er Gr P3 (2ème général, malgré casse moteur)





En 1970 10ème manche du cahmpionnat du monde des voitures de sport, courue à Zeltweg (Aut)
Alfa Romeo T33/3
Andrea de Adamich / Henri Pescarolo – 1er Gr P3 (2ème général, malgré casse moteur)





Lorsque le patrimoine italien est en danger, c’est toute une nation qui fait cause commune face à l’ogre américain. Ainsi, après avoir signé un accord de fourniture de moteur pour aider Ferrari dans l’homologation en Formule 2 de son V6 Dino, c’est au nez et à la barbe d’Henry Ford II que le rusé Enzo Ferrari revend des parts de Ferrari spa au groupe Fiat. L’honneur est sauf, Ferrari reste italien et Enzo peut toujours diriger librement la Scuderia. Il s’en suivra alors une colère de Ford avec l’empoignade aux 24 Heures du Mans que tout le monde connaît. Sur nos routes, le résultat de ces accords est que les Fiat Dino Spider sont motorisés par des moteurs Dino-Ferrari…

Après différentes tentatives infructueuses pour Ferrari d’élargir sa gamme vers le bas (le constructeur de Maranello n’a alors dans sa gamme tourisme que des V12), il faut se résoudre à l’évidence d’un partenariat plus étroit avec d’autres constructeurs. Cela est d’autant plus vital que Ferrari souhaite homologuer son nouveau V6 Dino (dont les premières études avaient été initiées par son fils disparu, Alfredo, d’où le non de « Dino », diminutif d’Alfredino) dont 500 exemplaires doivent équiper un véhicule de tourisme. C’est tout naturellement que toute l’industrie italienne va faire cause commune pour donner un coup de main au Comendatore, non sans arrière-pensées. Les carrossiers Bertone et Pininfarina vont être sollicités pour le design des coupés et cabriolets Dino Fiat, le constructeur de Turin se propose de produire les 500 exemplaires requis en un temps record, faisant ainsi coup double. D’une part la gamme de Fiat pourrait profiter de haut de gamme prestigieux qui lui font alors défaut, et surtout la famille Agnelli peut envisager un début de prise de contrôle dans le capital de Ferrari spa. L’aubaine est alors si propice pour Agnelli et le rusé Enzo Ferrari qu’Henry Ford II y laissera, si ce n’est de l’argent, au moins son orgueil blessé par le camouflet orchestré par Ferrari qui l’avait laissé lanterner pour mieux négocier avec Fiat. En 1969, Ferrari signe finalement la cession de capital avec la famille Agnelli, ce qui va déchaîner la colère du tenancier de Détroit. S’en suivra alors une empoignade en endurance entre les mythiques Ford GT 40 et suivantes et les Ferrari P4 notamment. Le point d’orgue sera évidemment la revanche de l’américain sur sa défaite économique sur les pistes des 24 Heures du Mans. Mais c’est en 1966 que Fiat va dévoiler au Salon de Turin son Spider Dino équipée du V6 du même nom de 2 litres avec bloc alu et 160 ch. Il faudra attendre 1969 pour que le V6 prenne du coffre, à l’instar des Dino 246 GT…



En matière de style, les tâches ont été partagées entre Bertone et Pininfarina. Le premier s’est chargé du coupé, tandis que le second s’est acquitté de sa mission avec le Spider Dino. Dès 1965, Pininfarina réalise des premières esquisses pour cette nouvelle Fiat qui symbolisera à elle seule moult enjeux industriels. Dès cette année, le style est presque figé hormis une calandre très agressive et proche d’une Chevrolet Corvair. Puis ensuite, se sont surtout les faces avant et arrière qui seront retravaillées avec un style plus personnel. Autant le coupé Fiat Dino dessiné par Bertone est bien dans le ton de l’époque sans originalité particulière, autant le Spider affiche une personnalité affirmée. Sa calandre qui semble très basse est encadrée par deux paires de phares ronds. L’arrière tronqué propose deux plis à chaque bout d’aile évitant ainsi habilement une lourdeur de style. Ses dimensions sont très compactes avec 4,13 mètres de long offrant ainsi deux places, plus une autre en biais derrière. Mais c’est vraiment qu’une place de dépannage. Sur les versions 2400, les jantes Campagnolo sont fixées par cinq boulons et non plus par un papillon central. De nombreux détails sur la carrosserie nous ramènent à cet âge d’or de l’automobile, celui de la Dolce Vita et du Bel Canto italien. La griffe Pininfarina est apposée sur les flancs comme sur les Ferrari ! Derrière, pas de doutes possibles, avec ses quatre feux ronds, c’est bien une sportive italienne des années 60… L’habitacle offre une présentation très latine et charmeuse. Le faux bois en placage est aéré pour laisser place à un florilège de cadrans ronds destinés à donner des indications sur l’état de la mécanique. Le volant tulipé et ses branches ajourées rappelle l’esprit sportif qui anime cette brillante Fiat, tandis que la position de conduite s’avère bonne : jambes tendues et bras pliés. De nombreuses touches de chromes sont chargées de rendre cet habitacle plus cossu. A noter le levier de vitesses incliné qui tombe idéalement sous la main. Plaisir d’égoïstes, ce cabriolet offrait cependant un vrai coffre permettant d’envisager des longs trajets. La capote présente une manipulation très simple mais n’est pas un modèle d’isolation phonique en roulant.

Avec seulement 420 exemplaires produits pour les modèles à moteur 2400 cm3, il faudra s’armer de patience pour trouver un vendeur. Et il conviendra de rester lucide et conserver son sang froid, car la difficulté de l’entretien et de la remise en état doit vous faire fuir tout exemplaire abîmé ou incomplet. Pour des modèles en très bon état, il ne sera pas exagéré de prévoir 20 000 euros environ. Les modèles 2 litres sont moins côtés et plus nombreux sur le marché. Avant l’achat, comme pour toute italienne des années 60-70, il faut impérativement inspecter minutieusement la carrosserie et les dessous de la belle. La corrosion y fait des ravages dans les endroits habituels (passages de roue, arrière des ailes avant et arrière, bas de caisse et bas de portes). Toujours dans les dessous, les rotules sont à surveiller. Toujours dans les parties invisibles, vérifier qu’aucun problème électrique n’est à déplorer, ce qui reste souvent un sujet de fantaisie. La mécanique est très fiable à condition de la respecter comme il se doit : laisser chauffer avant de la faire chanter, vidange avec de l’huile semi-synthèse 15 W 40 tous les 5 000 km, vérifier la tension de la chaîne tous les 30 000 km, le jeu de soupapes et le calage tous les 30 000 km et réglage de al carburation tous les 12 000 km. A noter que peu de mécaniciens sont suffisamment compétents pour régler une telle mécanique. La boîte ZF est particulièrement fiable et doit être vidangée tous les 15 à 20 000 km avec l’autobloquant. Lors de votre recherche pour trouver une Fiat DIno Spider, en 2 litres ou en 2,4 litres, il faudra exiger un historique limpide et respectée comme décrit plus haut. C’est très important car les spécialistes prêts à entretenir cette auto charmeuse ne sont pas nombreux et surtout les problèmes d’approvisionnement de pièces détachées sont réels. Quelques pièces existent pour les V6 Dino, en revanche, finitions et carrosserie, c’est introuvable ou presque ce qui entraîne des tarifs prohibitifs sur le marché de l’occasion. Acheter une Fiat Dino Spider 2400, même en très bon état ne doit pas être réalisé sur un coup de tête mais doit au contraire être le fruit d’un achat passion mûrement réfléchi…

Avec la Fiat Dino Spider, c’est toute la Dolce Vita qui défile à travers le pare-brise. Avec en prime les enjeux industriels et politiques de l’automobile italienne des années 60. Résultat, une ligne griffée Pininfarina, un châssis en très net progrès sur les versions 2400 et un moteur qui comporte dans ses gênes le Cavallino Rampante. Avec seulement 420 exemplaires produits, un look unique et élégant et sa mécanique d’orfèvre, la Fiat Dino Spider est avant tout une auto d’esthètes avertis et connaisseurs des plaisirs de l’automobile italienne. A consommer sans modération mais en connaissance de cause…
Texte: Nicolas LISZEWSKI
La 204 Présenté officiellement le 23 avril 1965 au Palais des Sports à Paris,le projet D12, alias la 204, était déjà connu depuis de nombreux mois dupublic, car l’Auto-Journal avait publié, dès juin 1963, les premiers dessins de la voiture et les premières photos définitives en décembre 1964. Petite anecdote au passage : l’Auto-Journal avait présenté les photos d’une “204″ en 1959, mais il s’agissait en fait de la future 404 qui allait sortir en mai 1960.


Le 23 avril 1965 est une date importante pour le constructeur du Doubs, préparée depuis longtemps chez tous les concessionnaires et agents de la marque. Les premières 204 livrées en caisse le 22 avril font l’objet, depuis le 5 avril, d’une campagne publicitaire où le marketing a été particulièrement bien étudié pour accueillir le nouveau modèle au milieu des 404 et des 403 (ces dernières vivent leurs derniers mois de production). Le suspense est soigneusement entretenu, particulièrement à partir du 14 avril avec la mise en place du matériel publicitaire dans toutes les concessions (plaquettes, banderoles, monogrammes “204″, pancartes, cocardes…). Le service de presse Peugeot (qui était alors installé avenue de Friedland à Paris) a demandé à la presse de ne rien dévoiler à son sujet avant le 20 avril au matin, en échange des essais qui eurent lieu pour elle début avril, dans la banlieue ouest de Paris, suivant trois trajets soigneusement établis.

En mars 1966, une nouvelle version est lancée pour compléter la 204 grand luxe : la berline luxe. Il s’agissait d’une version simplifiée sans ventilateur débrayable ni assistance de freinage (proposé depuis la même époque sur les berlines grand luxe). Elle fut vendue pas mal auprès des administrations et de l’armée, généralement de couleur noire avec des sièges en skaï rouge.

La sortie de la 204 permettait enfin à Peugeot de jouer dans la cour des grands, car n’oublions pas qu’à cette époque le Lion n’est que le quatrième constructeur français derrière Renault, Citroën et Simca, qui eux proposent depuis longtemps des gammes beaucoup plus variées. A l’époque, l’image de marque est très différente d’un constructeur à l’autre, celle de Peugeot paraît très traditionnaliste, paternaliste et dénuée d’innovations ou d’originalités comme Citroën, Panhard ou même Simca pour qui l’Aronde est depuis plusieurs années l’exemple vivant de l’importance d’un modèle populaire de milieu de gamme. Détail amusant, la même année Renault sort la R 16 pour concurrencer la 404, tandis que Peugeot sort la 204 pour concurrencer la R 8 (et la R 10 qui sera présentée en juillet 1965). Face à la nouvelle Peugeot, la concurrence mettra du temps à réagir. Le premier sera Simca avec la sortie de la 1100 en 1967 (plusieurs ingénieurs transfuges de chez Peugeot participeront à sa création…), le second sera Renault avec la R12 en 1969 et en dernier Citroën avec la GS en 1970. Au lancement de la 204, le marché des moins de 7 chevaux fiscaux représentait déjà plus de 65 % du parc automobile français.

Les modèles des années 1960 restent dans les esprits : la 404, dessinée également par Pininfarina, dotée du premier moteur français à injection et la 204, première traction avant de la marque équipée d’un moteur transversal en aluminium à arbre à cames en tête, à quatre roues indépendantes et freins à disques à l’avant. Toujours au cours des années 1960, Peugeot accroît son développement international. C’est ainsi que ses ventes réalisées hors France, qui représentaient 40 % de sa production en 1965 passent à 54 % en 1973.


Le développement international de Peugeot s’appuie dorénavant sur un réseau de filiales d’importation, dont la première est créée en 1966 en Allemagne. Suivent très rapidement celles de Belgique, de Grande-Bretagne, d’Italie et de Suède.
Copyright François Allain avec l’aimable autorisation de l’auteur.

La gamme BMW 02 est introduite par le constructeur allemand en 1966. Elle est tout d’abord déclinée en 2 portes. Toute la génération est en effet construite selon le même design et suivant la même base. Ce sont elles qui sont au cœur du succès de BMW. Il faut aussi préciser que les 2002 ont aussi tiré dans ce sens.


Bien que nommée 02 de nos jours, ce n’est pas son appellation d’origine. Son constructeur précise que son nom originel était la 1600-2 et que c’est au salon de Genève en 1966 qu’elle est apparue pour la première fois en public. Elle succède à la 1600 et souhaite se démarquer de son prédécesseur. BMW la renomme donc 1602 dans ce but. Elle sera ensuite déclinée dans les versions 1802 et 2002, un peu plus tard au début des années 70.






1975 voit la fin de la gamme 02 qui laisse place à la désormais célèbre série 3. Celle-ci viendra se substituer dans la catégorie des véhicules à prix modérés de BMW et elle rencontrera le succès que l’on connait.
Jérémy Levenbruck