
Oct 31, 2009


Lancée fin 1966, soit trois ans après la Mustang, la Mercury Cougar, d’un gabarit supérieur et destinée à une clientèle plus aisée, aurait pu prétendre à un rôle majeur sur le marché des muscle cars. Au fil des ans, cette série profitera d’ailleurs de motorisations de plus en plus prometteuses : aux V8 289 et 390 ci qui constituent l’offre de base s’ajouteront ainsi un V8 428 ci de 335 chevaux ainsi qu’un 427 ci de 390 chevaux (Cougar GTE) en 1968, puis un 429 “Boss” de 375 chevaux, disponible deux ans plus tard. Des moteurs à haut rendement déjà proposés sur les Mustang de haut de gamme comme dans les séries Mercury Cyclone et Ford Torino. Dans la gamme Cougar (de plus en plus étoffée au fil des ans), ces moteurs seront exclusivement réservés aux versions les plus sportives portant la désignation GTE et “Eliminator”, cette dernière résumant bien la vocation “criminogène” du modèle…


Malgré une diffusion satisfaisante (un peu plus de 100 000 exemplaires annuels pour les trois premiers exercices), la Cougar semblera toujours en quête d’identité et son positionnement hybride (il s’agit davantage d’un “personal car” intermédiaire que d’un muscle car sans concession) nécessitera par la suite une redéfinition du produit. Après 1970, le modèle se rapprochera de plus en plus de la Ford Thunderbird par l’esprit et même le style. Une évolution “bourgeoise” qui se révèlera tout à fait en phase avec les attentes du marché, à la fin des années 70. Au contraire de la Mustang, vouée à subir une cure d’amaigrissement draconienne après 1973, la Cougar ne cessera donc de prendre du poids et des centimètres tout au long de cette décennie, perdant ainsi une bonne partie de sa personnalité originelle. Sic Transit…


Mar 14, 2009
Trouver une faille dans les règlements a toujours été le sport favori de la plupart des patrons d’écuries de course et à ce petit jeu, Enzo Ferrari fut un maître…

La 250 GTO en fournit un bel exemple. Véritable prototype produit seulement à 39 exemplaires (alors que le règlement sportif exige 100 exemplaires pour l’homologation en catégorie GT), cette version “1962″ obtient pourtant brillamment son diplôme en se faisant passer pour une simple évolution du modèle précédent.




Combinant charme et autorité, soutenu par une Fédération sportive italienne qui n’était pas de taille à lui refuser quoi que soit, le Commendatore venait de réussir l’un de ses plus beaux “coups” ! Présentée en même temps que la nouvelle Formule 1 et les différents Sport-prototypes de la Scuderia, la Ferrari 250 GTO (0 pour “Omologato”) ne peut guère dissimuler sa véritable nature.


En dépit de sa plaque d’immatriculation et de quelques artifices pour la faire passer pour une “routière”, il s’agit bien d’une véritable bête de course. Destinée à succéder aux vénérables 250 GT qui s’essoufflent à suivre le rythme des Aston Martin et autres Cobra, “l’évolution” à subi une sérieuse cure de musculation. Elle hérite, en effet, du moteur V12 de 300 ch du prototype Testa Rossa victorieux aux 24 Heures du Mans en 1958 et 60 et d’une boîte de vitesses à cinq rapports.


Allégée (près de 100 kg) grâce à l’emploi d’une carrosserie entièrement en aluminium, surbaissée et dotée d’un capot arrière tronqué surmonté d’un petit becquet, la GTO surclasse immédiatement toutes ses rivales. Performante, remarquablement efficace sur le plan aérodynamique, robuste et surtout très polyvalente, elle va se tailler rapidement un somptueux palmarès. Triple championne du monde en GT (1962/63/64), elle va triompher sur la plupart des pistes du monde mais aussi sur les routes du Tour de France Automobile.

Au-delà de sa fantastique épopée sportive, la GTO est entrée dans la légende avant tout pour son esthétique. Une silhouette combinant parfaitement sensualité et agressivité qui n’a pas pris une ride et qui quarante ans plus tard. continue de hanter les rêves les plus fous des collectionneurs.

Mar 8, 2009
La gamme BMW 02 est introduite par le constructeur allemand en 1966. Elle est tout d’abord déclinée en 2 portes. Toute la génération est en effet construite selon le même design et suivant la même base. Ce sont elles qui sont au cœur du succès de BMW. Il faut aussi préciser que les 2002 ont aussi tiré dans ce sens.

Bien que nommée 02 de nos jours, ce n’est pas son appellation d’origine. Son constructeur précise que son nom originel était la 1600-2 et que c’est au salon de Genève en 1966 qu’elle est apparue pour la première fois en public. Elle succède à la 1600 et souhaite se démarquer de son prédécesseur. BMW la renomme donc 1602 dans ce but. Elle sera ensuite déclinée dans les versions 1802 et 2002, un peu plus tard au début des années 70.


La situation démographique aidant, BMW trouve une niche encore peu exploitée par les fabricants de l’époque. La BMW 02 est la voiture idéale pour les enfants du baby-boom et plus particulièrement la couche assez aisée, et notamment celle des cadres et des jeunes débutants dans le milieu du travaille. Elle devient rapidement le symbole de ces deux catégories sociales. Elle prend avec bonheur l’étiquette de voiture dynamique et puissante, pouvant se permettre de rouler bien plus vite que ses concurrentes de l’époque. La hausse du pouvoir d’achat a aussi aidé dans ce sens.


Dès 1967, un cabriolet apparaît sur la base de la 1600. il compte quatre places, ce qui est rare. Son allure sera ensuite modifiée en 1971, et bénéficiera de la mécanique de la 2002.
Malgré le choc pétrolier de 1973, la 2002 Turbo connaît un beau succès. Il faut d’ailleurs la classer dans les véhicules de luxe, car elle n’est pas donnée à toutes les bourses. Elle symbolise plutôt un idéal de puissance et de vitesse à l’époque.

1975 voit la fin de la gamme 02 qui laisse place à la désormais célèbre série 3. Celle-ci viendra se substituer dans la catégorie des véhicules à prix modérés de BMW et elle rencontrera le succès que l’on connait.
Jérémy Levenbruck

Feb 21, 2009

Chaque modèle de voiture CMC est une miniature d’exception, assemblée à partie de centaines de pièces (plus de 1000 en général pour les voitures au 1:12e) utilisant des matériaux nobles et reproduisant un luxe de détail inégalé à ce niveau de prix. Pour ses superbes nouveaux modèles de voitures miniatures, CMC remporte de façon régulière le prix du modèle de l’année en Allemagne




La Ferrari 250 GT berlinette Tour de France a été présentée à l’automne 1959. Elle était construite sur un châssis de 2.4m d’empattement, au lieu de 2.6m pour la version précédente. Elle fut bientôt surnommée “berlinetta châssis court” (passo corto ou SWB), et cette dénomination lui est restée. Le moteur de la version de tourisme développait 240CV pour 295CV à la version course. La version “civile” avait capots et portes en acier alors que pour la version compétition ces éléments étaient en alliage léger tout comme les vitrages en plastique en lieu et place du verre.


CMC a choisi de reproduire au 1/18ème la version civile de la 250 GT Berlinetta passo corto SWB dans la version Lusso (civile) de 1961. Comme toutes les reproductions CMC, la miniature est vraiment exceptionnelle pour un modèle industriel. Il supplante beaucoup de modèles artisanaux en terme de qualité de fabrication et de détail de finition pour un prix de 2 à 3 fois moindre car il est fabriqué en Chine. Ce modèle a été acheté en 2006 pour 180€.
