
En 1970 10ème manche du cahmpionnat du monde des voitures de sport, courue à Zeltweg (Aut)
Alfa Romeo T33/3
Andrea de Adamich / Henri Pescarolo – 1er Gr P3 (2ème général, malgré casse moteur)





En 1970 10ème manche du cahmpionnat du monde des voitures de sport, courue à Zeltweg (Aut)
Alfa Romeo T33/3
Andrea de Adamich / Henri Pescarolo – 1er Gr P3 (2ème général, malgré casse moteur)




L’Alfa Romeo 1750 berline est une automobile sportive de gamme moyenne-haute, produite par le constructeur italien Alfa Romeo de Milan entre 1968 et 1971 dans son usine d’ Arese. Cette voiture sera ensuite déclinée en version 2000 à partir de 1971 jusqu’en 1977, tout en conservant une carrosserie identique à quelques modifications près.

Pendant la seconde partie des années 1960, l’Alfa Romeo Giulia connaissait un énorme succès commercial et Alfa Romeo décida de lancer le projet d’une automobile de classe supérieure qui puisse satisfaire une clientèle plus exigeante, mais aussi répondre à la demande du cahier des charges des automobiles ministérielles.
Avec le “projet 105″, très élégamment habillé par le célèbre carrossier Bertone, une toute nouvelle automobile apparaît possédant des caractéristiques sportives, une tenue de route sûre, une conduite facile et d’un aspect élégant mais sobre comme il était d’usage pour cette catégorie. Le projet, pour Alfa Roméo, de reprendre sa place dans la catégorie haut de gamme qui avait été abandonné depuis la fin de production en 1962 des Alfa Romeo 1900 et Alfa Romeo 2000.
A partir de ce même projet 105, Alfa Roméo réalisera les versions 1750 et 2000. La vie de ces modèles a été un peu perturbée car l’Italie de cette époque connaissait l’automne chaud de 1969 – l’équivalent de notre Mai 68 français.
Caractéristiques techniques Alfa Roméo 1750 Berline – 1968
Moteur 4 cylindres en ligne cycle Otto – chambres hémisphériques
Cylindrée 1.779 cm3 – Alésage x course = 80 x 88,5 mm
Distribution 2 soupapes au sodium, deux arbres à cames en tête et double chaine
Puissance maxi 115 CV DIN – 132 CV SAE à 5.500 t/mn
Couple maxi 19 mkg SAE à 3.000 t/mn
Embrayage Monodisque à sec
Boîte de vitesses 5 rapports + MA
Traction Arrière
Carrosserie Métallique autoportante à déformation progressive – habitacle indéformable
Suspensions avant Roues indépendantes, bras transversaux, bielle oblique, ressorts hélicoïdaux, barre stabilisatrice, amortisseurs hydrauliques téléscopiques
Suspensions arr. Pont rigide, ressorts hélicoïdaux, bras longitudinaux, barre stabilisatrice, amortisseurs hydrauliques téléscopiques
Freinage A disques et servofrein
Pneumatiques 165/82 R14 88S
réservoir 46 litres
Vitesse maxi 180 km/h
Consommation 11,6 l/100km


4×4 au freinage



Texte: Gabriel LESSARD – Photos: D.R.
La naissance d’une nouvelle Alfa Romeo reste toujours un évènement pour les passionnés d’autos sportives. Surtout lorsqu’il s’agit d’un coupé, certainement l’une des formes les plus représentative du sport automobile sur route. Chez Alfa Romeo, la tradition des coupés, que cela soit des GT ou des coupés sportifs est une véritable institution. L’arbre généalogique des coupés Alfa démarre réellement, dans le cas des modèles à forte diffusion, avec la Giullietta Sprint, dont le dessin affichait alors une pureté inégalable. S’en est suivi de véritables coupés à succès avec les coupés Giulia Bertone, dessinés avec Maestria par un jeune designer des années 60 : Giorgetto Giugiaro ! Par la suite, l’offre d’Alfa dans les années 70 s’est scindée en deux avec les coupés Alfasud Sprint et les Alfetta GT & GTV. Dans les deux cas, les berlines concernées servaient de plate-forme et de banque d’organe. Depuis, seuls les coupés GTV commercialisés depuis 1994, assuraient chez Alfa dans la catégorie coupés, mais depuis peu a été présentée la nouvelle Alfa Romeo GT…


CONCEPTION…
Pour le design de son nouveau coupé, Alfa Romeo a fait appel à son partenaire traditionnel : Bertone. Ce dernier confirme ainsi sa maîtrise du dessin des coupés issus de la grande série, puisque c’est déjà lui qui a dessiné l’Opel Astra Coupé Bertone. Ce qui peut prêter à confusion de prime abord, c’est la similitude de la face avant avec l’Alfa 147. Pourtant, ne nous trompons pas car cette Alfa Romeo GT est basée sur l’Alfa Romeo 156. Ce sont ainsi tous les soubassements (dessinés par Ital Design !) qui sont repris à la berline 156. La partie supérieure de la carrosserie est en revanche totalement inédite et dessinée par Bertone. Une fois n’est pas coutume, mais ce coupé Alfa Romeo est une 3 portes, puisque le coffre arrière est occulté par un hayon.
AMBIANCE ALFA !
Ce coupé GT aime décidément le panachage des genres. En effet, la planche de bord est très proche, au niveau dessin de celle de l’Alfa Romeo 147. Les compteurs ronds encastrés sont heureusement de la partie et globalement l’intérieur est toujours accueillant et joyeux. Certes, la finition n’est pas encore au niveau des standards allemands ou japonais, mais la gaieté et la sportivité intérieur font vite oublier ces avatars. Grosse différence comparé aux coupés GTV ou même Audi TT et Nissan 350Z, le coupé GT propose 4 vraies places. L’équipement est à l’avenant et offre de série tout ce que l’on est en droit d’attendre sur une auto de ce standing et de prix.
MOTEUR !
Ah ce V6 Alfa ! Quelle mécanique ! Véritable tradition chez Alfa Romeo, ce V6 cubant 3,2 litres introduit par la 147 GTA est doté de quatre arbres à cames en tête et autorise des envolées lyriques grisantes. Avec 240 ch à 6 200 tr/mn, le V6 du coupé GT, qui est le même que celui présent sous le capot d’autres modèles Alfa, perd curieusement une dizaine de chevaux et 1 mkg de couple. Pour le seconder dans sa tâche lyrique et sportive, une boîte mécanique à 6 rapport vient en tirer la quintessence. Il y a fort à parier que la boîte Selespeed sera disponible à terme sur le coupé GT.
SUR ROUTE…
Très curieusement, l’Alfa Romeo GT vue sur photo ne permet pas d’apprécier ses lignes et son gabarit à sa juste valeur. En grandeur nature, avec les jeux de lumière qui viennent lézarder ses flancs travaillés, on l’apprécie que mieux. La similitude du profil avec la Giulietta Sprint rappelle à tous le patrimoine chargé d’histoires sportives de la firme milanaise. L’intérieur est réellement chaleureux et accueillant, et la planche de bord à quelques détails près semble vraiment issue d’une Alfa Romeo 147. Bien calé dans les très beaux sièges baquets en cuir, il est temps de réveiller le chef d’orchestre afin qu’il dirige avec brio les concertos de bielles et les musiques de chambres… Dès le moteur mis en route, sa sonorité envahit l’habitacle et fait tout oublier. Oublié les détails de finition encore agaçants à ce niveau de prix, oublié ce panachage de technique et de design sur ce coupé GT (Alfa 147 et 156), tant le V6 sonne et charge vos tympans. Première enclenchée, et l’Alfa s’arrache du sol. Sur les premiers kilomètres de route, la boîte s’avère très bien étagée, mais offre en revanche un maniement de boîte un peu lâche. Bien suspendue, le coupé GT donne quelques remontées de couple dans le volant (normal avec une telle puissance sur les seules roues avant) et la monte pneumatique conséquente vous rappelle que la chaussée est déformée. Puisque ” l’olio et l’aqua ” du moteur sont chaudes, on peut accélérer la cadence. Très bonne nouvelle, cette Alfa Romeo GT offre un comportement très équilibré et facile en toutes circonstances. On passe fort en courbe, et se surprend même à rétrograder, avec la vitre légèrement entrouverte pour mieux apprécier les borborygmes du V6 enchanteur, juste avant l’entrée en courbe. Alors cette Alfa Romeo GT, parfaite ? Pas tout à fait en réalité, puisque les nombreuses aides à la conduite montées en série, dont l’ESP viennent gâcher le plaisir. Lorsque vous souhaiter corriger une trajectoire un poil optimiste, l’ESP va s’en charger. Et l’absence d’autobloquant indique clairement les choix techniques pris par l’usine. Dommage pour les puristes. Mais soyons tout à fait honnêtes, car dans 99% des cas, les Alfa Romeo GT, comme la plupart des sportives ne sont pas exploitées sur tout leur potentiel.

:: CONCLUSION
Alfa Romeo poursuit sa stratégie de (re)construction de gamme, et y parvient avec brio. Après les 156, 147 et GTV qui mettent le feu dans le cœur des Alflistes, le coupé GT s’annonce comme la nouvelle référence de la firme au biscionne. Et avec ses quatre vraies places, à l’instar du coupé 406 Peugeot, elle devrait rencontre un franc succès et une diffusion plus importante que son grand frère le GTV, certes plus sexy, mais moins pratique. C’est certainement tout l’art du juste milieu, que le coupé GT manie avec intelligence…
CE QU’ILS EN ONT PENSE :
“Le nouveau coupé affiche un tempérament plus proche de celui de la 147 GTA. Rien à redire sur la proue, dont la suspension à double triangulation, associée à une direction très directe (1,7 tours de bitée à butée), assure un feeling toujours très sportif. En revanche, après s’être gentiment placé, le postérieur rechigne, quant à lui, à vraiment engager. Pour limiter le survirage (arrière qui se dérobe), les ingénieurs ont notamment revu les courbes d’amortissement et installé des silent-blocs plus souples pour les biellettes transversales de l’essieu arrière, afin de créer davantage de pincement sous effort latéral.”
ECHAPPEMENT – janvier 2004.
“Donc, reprises de la 156, les liaisons au sol bénéficient d’une mise au point spécifique au coupé GT. A l’avant, il s’agit d’une double triangulation qui a pour but d’améliorer la tenue latérale, la réponse de direction ainsi que la motricité des pneumatiques (Michelin Pilot Sport 225/40 ZR 18, en option sur ce modèle d’essai) quelle que soit la charge de l’auto. Pas de changement non plus en ce qui concerne le train arrière. La gestion du comportement est assurée par un VDC (l’ESP d’Alfa Romeo) avec freinage d’urgence et antipatinage ASR agissant sur les freins et la coupure d’alimentation du moteur. Autant le dire tout de suite, l’électronique n’empêche pas ce coupé de rester vivant et amusant. Et puis il y a le fameux V6 ” historique ” d’Alfa, remanié et amélioré au fil du temps.”
SPORT AUTO – Décembre 2003.